Deux gammes. 1 première fabriqué en chine avec des pianos proposant des rapports
qualité prix exceptionnels et 1 seconde fabriqué de façon très artisanale en Allemagne pour des pianos de très haute facture.
Mariage pianistique
Le facteur allemand Feurich élargit sa gamme de pianos et devrait connaître un nouvel essor grâce à une fructueuse association avec la marque Wendi § Lung.
Ces dernières années , les usines de pianos acoustiques n'ont pas une vie facile: les prix de production se sont envolés. Certaines sociétés ont subi la crise de plein fouet, d'autres ont choisi d'exiler une partie de la fabrication en Asie afin de garder des prix accessibles pour les instruments d'entrée et de milieu de gamme. C'est le cas de Feurich qui, en s'associant avec Wendi § Lung, profite de la très bonne implantation de ce dernier en Chine, une collaboration dont le premier fleuron est le F115.
Compétitivité et qualité
Pour bien comprendre, il faut commencer par Wendi § Lung. La marque viennoise qu'avait fondée Stefan Lung (1813-1954) a toujours pour dirigeant un descendant de la famille, Peter Veletzky. En 2003, après s'être associé avec Ernest Bittner dont l'épouse était chinoise, l'idée a germé de délocaliser la production afin de conserver une certaine compétitivité sans sacrifier la qualité.
Les acousticiens et ingénieurs ont oeuvré de concert avec l'usine Hailun Musical Instrument installée à Ningbo (Chine), qui se présente comme une des plus modernes firmes actuelles. Elle travaille à partit d'épicéas venus de Mongolie, Russie et Autriche qui sont séchés à Ningbo, où se déroule également la fabrication du cadre. Six mois passent avant l'assemblage des pièces, le tout maîtrisé par des machines informatisées pour assurer une précision optimale. C'est ce savoir-faire qui a intéressé la marque allemande Feurich, fondée en 1851, et motivé son rapprochement avec Wendi § Lung. On a ouvert un atelier spécialement dédié à ses pianos dans l'usine de Ningbo et elle y a trouvé un second souffle.
Pour ce nouveau Feurich 115, un troisième acteur entre en jeu: Rolf Ibach. On reste dans la tradition familiale car ce dernier représente la sixième génération de facteurs (la marque Ibach fut crée en 1794). Il construit toujours ses pianos dans sa propre usine à Schwelm, en Allemagne, mais n'hésite pas à collaborer avec d'autres sociétés. C'est le cas ici puisqu'il a conçu les pianos (structure, mécanique et clavier) du F115. Parmi les atouts de ce dernier figurent des marteaux dotés de feutres allemands, un plateau de clavier en fonte d'aluminium d'une stabilité à toute épreuve et des touches en multiplis serrés, réputés indéformables. Cet instrument sera disponible en huit teintes, à partir de 2990 €.
La gamme se verra complétée par les F118 et F123, assemblés en Chine, tandis que deux pianos de concert, les F172 et F227, seront construits de manière artisanale dans l'usine allemande à Gunzenhausen. Chacun de ces nouveaux modèles devrait perpétuer la tradition d'excellence de Feurich.